Page:Daudet - Tartarin sur les Alpes, 1901.djvu/14

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Derrière lui la Suissesse regarda.

TARTARIN DE TARASCON

et au-dessous :

P. C. A.

Elle lut cela, cette Bernoise, et ne fut pas éblouie du tout. Elle ne savait pas ce que signifiait P. C. A. Elle n’avait jamais entendu parler de « Dardarin ».

Sauvage, raì !

II


Tarascon, cinq minutes d’arrêt. – Le club des Alpines. – Explication du P. C. A. – Lapins de garenne et lapins de choux. – Ceci est mon testament. – Le sirop de cadavre. – Première ascension. – Tartarin tire ses lunettes.


Quand ce nom de « Tarascon » sonne en fanfare sur la voie du Paris-Lyon-Méditerranée, dans le bleu vibrant et limpide du ciel provençal, des têtes curieuses se montrent à toutes les portières de l’express, et de wagon en wagon les voyageurs se disent : « Ah ! voilà Tarascon… Voyons un peu Tarascon. »

Ce qu’on en voit n’a pourtant rien que de fort ordinaire, une petite ville paisible et proprette, des tours, des toits, un pont sur le Rhône. Mais le soleil tarasconnais et ses prodi-