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XXV

Le secours de Madame la Vierge


Depuis la visite au roi, Charlot se sent d’une faiblesse extrême. La tension des nerfs a été trop forte pour son organisme déjà miné par l’ennui, l’humiliation et le chagrin. Avec la permission d’Iouantchou, il se tient enfermé dans sa chambre. Le capitaine huron le quitte, chaque matin, le regard menaçant. Cette réclusion ne lui va guère. Le petit Français lui est utile pour traduire les gestes, les attitudes, ou les paroles des Parisiens. Et puis, on glisse à Charlot qui a le don de plaire, divers objets, des pièces de monnaie, dont il s’empare aussitôt. Il perd, par l’absence de l’enfant, des gains qui enchantent son avarice. La colère gronde en lui. Il n’ose cependant rien dire, car Iouantchou veille, fidèle à sa promesse de protéger Charlot.

Un soir, les sauvages, réunis dans la chambre du capitaine huron, s’entretiennent d’une excursion qui les tiendra deux jours éloignés de Paris. Le capitaine huron insiste pour que, cette fois, Charlot les suive. Habilement, il démon-