Page:Daveluy - Les petits Patriotes du Richelieu, paru dans Oiseau Bleu, 1937-1938.djvu/281

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Ovide Perrault, le Dr O’Callaghan, et tous les autres patriotes qu’on tenterait d’arrêter.

Deux jours plus tard, les prévisions de ces braves se réalisaient. Vingt-six mandats d’arrestation étaient émis contre les patriotes, visant au moins, parmi eux, huit membres du Parlement. Heureusement, les chefs désignés purent fuir à temps. Huit seulement furent emprisonnés sur-le-champ, parmi lesquels le président des Fils de la Liberté, André Ouimet.

MM. Papineau, Ovide Perrault, le Dr O’Callaghan, Brown arrivèrent bientôt à Saint-Denis, en compagnie de plusieurs autres patriotes. Thomas Storrow Brown, mal guéri des terribles blessures reçues au cours de la rixe du six novembre, se résolut d’aller à Saint-Charles avec Rodolphe Desrivières et le docteur Gauvin. Ils s’y fortifieraient le mieux possible. L’on parla de la solide maison inhabitée des Debartzch pouvant servir de forteresse, tout comme à Saint-Denis la maison de pierre nouvellement construite de la veuve Saint-Germain.

Déjà, tous savaient que depuis le dix-sept novembre les troupes régulières partaient de Montréal pour opérer les nombreuses arrestations, soit à la rivière Chambly, soit sur tout le parcours du Richelieu. On certifiait que le colonel Gore, un vétéran de Waterloo, avait