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À LA LOUISIANE

Qu’ils vivent en paix, qu’ils chassent les Anglais de chez, eux : les Français leur fourniront des armes pour chasser et résister aux aventuriers ; ils établiront un fort, entre les deux tribus, où Chactas et Chicachas trouveront toujours à bon compte toutes sortes de marchandises en échange de peaux de bœufs, de chevreuils, d’ours. Mais, s’ils persistent dans leur commerce avec les gens de la Caroline, les Français les feront battre par les Apalaches, leurs ennemis acharnés. D’Iberville développe longuement ces idées « qui ne tendoient qu’à chasser les Anglois et les destruire dans leur esprit ».

Ce discours remporte un plein succès et les deux tribus concluent un traité avec les Français. Pierre Le Moyne s’assure ainsi l’alliance de six mille guerriers, sans compter les jeunes gens de seize à dix-huit ans. Et « ce sont les Sauvages de ces pays icy les mieux faits. Ils ont l’air Iroquois et les manières de gens de guerre ».