Page:David - Les Patriotes de 1837-1838, 1884.djvu/46

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
42
les patriotes

courriers envoyés par sir John Colborne de Montréal au colonel Wetherall pour lui dire de retraiter immédiatement sur Montréal, n’avaient pas été arrêtés par des patriotes, à quelques milles du village de Saint-Charles, la bataille du 25 novembre n’aurait pas eu lieu ; les paroisses du Sud, électrisées par la victoire de Saint-Denis, se seraient levées, les armes qu’on attendait des États-Unis seraient peut-être arrivées, et qui sait ce qui serait advenu ? L’Angleterre ne pouvant envoyer de nouvelles troupes avant le printemps, les patriotes auraient été maîtres jusqu’alors de la situation. Et qui dit que, dans l’intervalle, ils n’auraient pas obtenu de l’aide des États-Unis ?

Il n’y a pas de doute que c’était là l’espoir des chefs patriotes, et il faut en tenir compte pour s’expliquer ce qui s’est passé.