Page:De Caraman-Chimay Borghese - Belges et Africains, 1916.djvu/54

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Voilà ce que la Belgique a su faire en moins de trente ans pour ressusciter l’immense contrée, étendue dans son inertie de cadavre ; voilà ce qu’elle a fait pour lui donner le mouvement et la vie. La vie qui est surtout le contact, l’échange et la circulation de la pensée !

Toute réalisation impose le sacrifice, demande aux hommes, comme rançon du succès, leur temps, leur argent, leur peine et leur existence même. Tout cela les Belges l’ont donné sans compter. Combien ont succombé là-bas dans l’exercice de leur devoir, victimes des maladies et des fièvres ! Combien de nos officiers sont tombés dans les luttes contre les Arabes esclavagistes, furieux de voir leur trafic entravé par l’occupation des blancs. Combien sont tombés lorsqu’il fallut repousser les attaques mahdistes ou réprimer des rébellions de troupes indigènes. Combien des nôtres se sacrifient encore chaque jour en de hardies entreprises. Combien de missionnaires et de religieuses sont morts ou sont prêts à