Page:De Caraman-Chimay Borghese - Belges et Africains, 1916.djvu/55

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


mourir. Peut-être ne connaît-on pas assez l’effort immense accompli par les Belges, peut-être a-t-on médit injustement du programme de la Belgique pour sa grande colonie, programme résumé par le roi Albert à son retour du Congo, le 23 décembre 1909, dans le discours du couronnement :

« Avec la conscience de ses devoirs, avec fermeté aussi, la nation a tracé la politique coloniale qu’elle entend suivre. C’est une politique d’humanité et de progrès. Pour un peuple épris de justice une mission colonisatrice ne peut être qu’une mission de haute civilisation : en l’acceptant loyalement, un petit pays se montre grand. La Belgique se gouverne elle-même par des institutions dont d’autres États ont emprunté les principes ; toujours elle a tenu ses promesses, et quand elle prend l’engagement d’appliquer au Congo un programme digne d’elle, nul n’a le droit de douter de sa parole ».

Les événements de 1914, ont donné, je crois, pour le monde entier, un sens plus profond encore à cette affirmation.