Page:De Coster - Contes brabançons, 1861.djvu/42

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— Oui.

— Verrai-je ce papier ?

— À quoi bon ? je le laisserai chez mon banquier de Bruxelles…

— Qui te délivrera un reçu ?

— Ce n’est pas nécessaire.

— Tu devras sans doute aller souvent à Bruxelles ?

— Oui, mais je ne manquerai jamais de revenir le soir.

— Tiens-tu beaucoup à cette clé ?

— Je ne serais pas fâché de l’avoir.

— Ni moi de la garder ; tirons-la au sort, à la courte-paille, veux-tu ?

— De quel ton sérieux tu dis cela.

Anna regarda fixement son mari, il baissa les yeux. C’est notre avenir, dit-elle, que nous allons interroger : je perds ; voici la clé, Isaac, un mot : Seras-tu seul à manier ces actions ?

— Seul ! que veux-tu dire ?

— Rien.