Page:De Coster - Contes brabançons, 1861.djvu/61

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Deux heures après en se levant et en faisant dans la maison sa visite de ménagère, elle vit des bouquets s’épanouissant dans des vases, des verres et jusque dans des soupières. Il y en avait partout depuis la cuisine jusqu’au grenier.

Kattau se montra : Comment ces fleurs sont-elles ici, lui demanda Anna.

— Madame, répondit Kattau aussi naïvement qu’elle le put, la chaussée en était jonchée ce matin, j’ai cru vous faire plaisir en les ramassant et en en ornant la maison pour fêter le premier jour de mai, mais si vous le voulez, je les jetterai sur le fumier.

— Non, non, dit vivement Anna ; Kattau sourit.


XXIV.


À Monsieur Isaac de Wildensteen.

« Le docte Thomas à Clapporibus, dit dans un beau latin que je vous crois capable de comprendre mais que je m’empresse cependant de vous traduire, il dit donc, ce profond observateur des faiblesses humaines, que l’hon-