Page:De Coster - La Légende d’Ulenspiegel, 1869.djvu/221

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voletaient éperdus. Et les animaux de la terre, lions, serpents, ours, cerfs, chevreuils, loups, chiens & chats mugiſſaient, sifflaient, bramaient, hurlaient aboyaient et miaulaient terriblement.

Et les eſprits chantaient :

Attends, entends & vois,
Aime les Sept
Et la Ceinture.

Et les coqs chantèrent, & tous les eſprits s’évanouirent sauf un méchant empereur des mines qui, prenant Ulenſpiegel et Nele chacun par un bras, les lança dans le vide, sans douceur.

Ils se trouvèrent couchés l’un près de l’autre, comme pour dormir, & ils friſſonnèrent au vent froid du matin.

Et Ulenſpiegel vit le corps mignon de Nele tout doré à cauſe du soleil qui se levait.