Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/109

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Ceux qui trouvoient peut-être, il y a quelques mois, nos alarmes exagérées, doivent comprendre maintenant par ce qui se passe sous nos yeux, par l’audace croissante des hommes d’anarchie, par les maximes qu’ils soutiennent, les projets qu’ils avouent, les espérances qu’ils manifestent ouvertement, que jamais l’ordre social ne fut plus dangereusement menacé. La vérité, trahie ou abandonnée, se défend à peine. L’erreur triomphe presque sans combat ; on n’entend que sa voix, on ne sent que son action ; elle étonne ceux même qu’elle ne subjugue pas, et pénétrant peu à peu dans les esprits, elle les poussera bientôt à des résolutions violentes. Les gens de bien, satisfaits de quelques courts instants de sommeil, tâchent de s’aveugler sur la crise qui se prépare ; ils n’osent la craindre de peur d’être conduits à tenter un effort pour la prévenir ; ou s’ils ne peuvent réussir