Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/118

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


la perd, c’est que l’autorité, toute-puissante par sa nature, a cessé de croire en elle-même ; au lieu de franchir les obstacles, elle calcule les inconvénients ; elle transige, au lieu de commander ; et le droit devenu dès lors, aux yeux des hommes, une prétention, est discuté d’abord, et bientôt après rejeté comme un abus. Descendre, pour le pouvoir, c’est mourir : cela est vrai universellement. Mais une politique timide et pliante est surtout funeste en religion ; elle donne à ce qui est de Dieu l’apparence d’une chose humaine. Laissez les hommes combiner, peser les chances incertaines de la terre.

L’Eglise a d’autres pensées et une autre prudence ; elle attend, mais elle ne