Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/221

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conteste ; et, pour peu qu’on y réfléchisse, on reconnoîtra que leur attachement à ce droit régénérateur de la société humaine, étoit justifié par des motifs qu’avoueroit, indépendamment de la foi, une sagesse purement politique ; puisque ébranler la religion qui avoit constitué l’état et qui en demeuroit la première loi, c’étoit ébranler l’état même ; ce qui ne sauroit jamais être le droit de la souveraineté, instituée uniquement pour la conservation de l’état. Aussi, sans la barrière qu’opposèrent les papes à l’ambition effrénée et aux vices monstrueux de quelques princes, tels que les Henri et les Frédéric, un hideux despotisme eût replongé l’Europe, de l’aveu des protestants les plus éclairés, dans une barbarie pire que celle d’où l’avoit tiré la religion chrétienne. Saint Grégoire Vii, aussi grand par le génie que par les vertus, sauva la civilisation,