Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/231

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Nous nous hâtons de justifier l’exactitude de ces conséquences par l’aveu formel d’un des défenseurs les plus ardents de cette doctrine. " les princes, dit Pierre Dupuy, font bien quelquefois des choses honteuses, qu’on ne peut blâmer quand elles sont utiles à leurs états ; car la honte étant couverte par le profit, on la nomme sagesse. " voilà donc le système de l’intérêt, qui remplaça le règne du droit, ou l’athéisme politique, consacré dogmatiquement par le premier article de la déclaration de 1682 ; et quiconque y adhère, adhère à cette proposition : le souverain doit, par ordre de Dieu, être athée en tant que souverain. entendez maintenant un évêque : " nous refusons non seulement au pape, mais à l’Eglise universelle, aux conciles oecuméniques, le pouvoir de déposséder un souverain, sous quelque prétexte que ce soit, fût-il tyran, hérétique, persécuteur, impie. " Cela est conséquent, je l’avoue :