Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/276

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conséquences de la première maxime sont donc, premièrement, de rendre le roi maître absolu du clergé, qui ne peut s’assembler sans sa permission, des conciles provinciaux et des conciles nationaux, qu’il convoque, et qu’il dissout comme bon lui semble ; secondement, de mettre l’Eglise entière dans la dépendance des princes. Car les gallicans soutenant, d’une part, que la souveraineté ou la puissance suprême réside dans le concile général, et avouant, d’une autre part, que c’est au pape qu’il appartient de convoquer le concile général ; si les évêques, mandés par le pape, ne peuvent sortir du royaume sans le congé du prince, il est évident que nul concile général ne peut s’assembler sans le congé du prince, et que par conséquent l’Eglise dépend complètement des princes, qui peuvent