Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/283

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ineté réside dans le concile, et non pas dans le pape : donc

3. L’Eglise n’est pas une monarchie, mais une république aristocratique : donc

4. Quand les conciles oecuméniques ont dit que la plénitude de la puissance, la souveraineté pleine et suprême appartient au pape, en vertu de l’institution même de Jésus-Christ, les conciles oecuméniques ont erré : donc

5. Il n’existe point dans l’Eglise, par l’institution divine, de puissance suprême ou de souveraineté permanente et perpétuelle : donc

6. Ou il n’existe point dans l’Eglise d’unité permanente et perpétuelle, ou la puissance suprême n’est pas le centre d’unité : donc

7. L’Eglise elle-même n’est pas, par l’institution divine, permanente et perpétuelle, ou elle peut exister comme Eglise, quoique dépourvue habituellement de la souveraineté ou de la puissance suprême qui seule la constitue Eglise ou société. Et puisque l’infaillibilité n’appartient qu’à la puissance suprême : donc 8. Le pontife romain n’est point infaillible, ou il peut définir comme de foi des hérésies, et ordonner à toute l’Eglise de les croire : donc

9. Il n’est pas vrai que, pour être dans l’Eglise, il faille nécessairement être en communion de foi