Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/282

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


impossible, puisqu’il est évident que, la société publique n’étant pas encore chrétienne, l’Eglise ne pouvoit, en aucune façon, exercer le pouvoir qui lui est propre, dans ses rapports avec la société publique : et il est étrange qu’au dix-neuvième siècle, un évêque aille chercher les monuments de la puissance législative de l’Eglise dans les catacombes.

Nul pouvoir ne se déploie d’abord dans toute son étendue, et même nul pouvoir n’est jamais déployé de fait dans toute son étendue, parce qu’en demeurant toujours le même, il se déploie selon les besoins perpétuellement variables de la société, selon les temps et les conjonctures ; et ainsi il est absurde de prétendre en fixer avec précision les bornes, d’après, je ne dis pas un certain nombre d’actes particuliers, mais d’après tous les actes particuliers ; car ce qu’il n’avoit pas fait encore, il peut le faire plus tard très légitimement ; et le concordat de 1801 en offre, pour ce qui tient au pouvoir pontifical, un remarquable exemple.

Et maintenant, pour résumer ce qu’on a prouvé dans ce chapitre, il est manifeste que quiconque adhère à la déclaration de 1682, adhère aux propositions suivantes :

1. Le concile est supérieur au pape : donc

2. La puissance suprême ou la souvera