Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/324

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que celle qui sacrifieroit à quelques instants d’une fausse paix, l’avenir de la foi et la vie de la société.

" Tout ce qui se fait pour le repos de l’Eglise et pour l’affermissement de la religion, se fait pour le salut de l’empire. " Que le zèle du clergé s’élève avec la grandeur de sa mission ; que les évêques lui donnent l’exemple de toutes les vertus généreuses ; qu’entourés des vieillards du sanctuaire, ils racontent au jeune sacerdoce les antiques douleurs de l’Eglise et ses douleurs récentes ; qu’ils l’instruisent de ce qu’ils ont vu, du danger des fausses doctrines, de tous les principes qui tendent à dissoudre l’unité ; qu’ils le rappellent à ces jours heureux où les enfants du père commun, au lieu de discuter sa puissance, ne savoient qu’y obéir avec un docile amour ; qu’ils lui montrent la terre où se prépare l’épreuve de sa fidélité, le ciel où il en recevra le prix, et peut-être une vertu nouvelle émanée de la croix sauvera une seconde fois le monde.