Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/326

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Rien aujourd’hui de plus commun que de juger, d’après des souvenirs, des idées d’un autre temps et d’une autre société, sans tenir compte des changements survenus dans l’ensemble des institutions, et de la marche générale des choses, qui modifie les effets et souvent change la nature de ce qu’il y a de meilleur en soi. Pour beaucoup de gens, animés d’ailleurs de louables intentions, il n’est point de source plus féconde d’erreurs. Immobile au milieu du mouvement universel, leur esprit ne sauroit sortir du passé. Ils confondent un état politiquement athée avec un état chrétien, la république avec la monarchie, le despotisme ministériel avec l’autorité royale, un gouvernement constitué avec chacune des nombreuses formes que peut prendre la révolution : et de là les méprises étranges où ils tombent, lorsqu’il s’agit