Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/76

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


Quelques personnes, dont nous voudrions partager les espérances, ont cru remarquer que l’Europe, après tant d’égarements, de malheurs et de crimes, tendoit à se rapprocher de la religion. Ce retour, s’il étoit réel, s’il étoit général, sauveroit sans doute, en la régénérant, notre vieille société, qui tombe de toutes parts en dissolution ; mais, en se flattant que les doctrines vitales font chaque jour de nouveaux progrès, que le christianisme reprend sur les peuples l’ascendant qu’il avoit perdu, n’est-on pas rassuré plutôt par des désirs que par des faits ? Il y a aujourd’hui dans les gens de bien une disposition singulière à la confiance, et comme une volonté fixe d’espérer sur de vagues motifs et de trompeuses apparences.

Ils comptent sur le