Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/8

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On ne lit point aujourd’hui les longs ouvrages ; ils fatiguent, ils ennuient : l’esprit humain est las de lui-même ; et le loisir manque aussi. Tout se précipite tellement depuis qu’on a mis la société entière en problème, qu’à peine est-il possible de donner un moment très court à chaque question, quelle qu’en soit d’ailleurs l’importance. Dans le mouvement rapide qui emporte le monde, on n’écoute qu’en marchant ; et comment l’attention, sans cesse distraite par des objets nouveaux, pourroit-elle se fixer long-temps sur aucun ? C’est ce qui nous détermine à publier seule la première partie de ce petit traité, tandis que certains souvenirs sont encore vivants. Dans trois mois on ne sauroit de quoi nous venons parler. Nous tâcherons de saisir, au milieu des événements qui se préparent, l’occasion la plus favorable pour faire paroître la