Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/9

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seconde partie. Il ne faut pas troubler indiscrètement les méditations des peuples éclairés qui ont entrepris de réformer l’œuvre de la sagesse et de la puissance divine, ni les ramener trop brusquement de la bourse à l’autel, et de la rente à la religion.

Nous n’ignorons pas que cet écrit, dicté par une conviction profonde, choquera beaucoup d’opinions, à une époque où tant d’hommes ont un tact si fin sur ce qu’il est à propos de penser. Mais cette considération n’a pas dû nous empêcher de dire ce que nous croyons vrai. On n’est point obligé de plaire, et ce n’est pas une des conditions que la charte a mise au droit de publier ses opinions ; droit dont nous userons sans autre désir que celui d’être utile, sans autre espérance que de recueillir force injures et calomnies.

Personne n’est plus soumis que nous aux lois du pays où nous vivons ; nous le serions de même à Constantinople, nous l’eussions été de même à Rome, sous la république comme sous les empereurs, et par les mêmes motifs, et dans la même mesure. Une fausse liberté ne nous séduit pas, et nous sentons en nous quelque chose qui