Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/87

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Malheur à eux, car leur jour vient, et le temps de la visite approche !

Nous n’avons encore montré qu’une partie de l’influence que l’état exerce sur la société domestique pour la corrompre. Le moyen sans contredit le plus puissant et dont le génie du mal a su le mieux profiter pour étendre le règne de l’athéisme, est l’éducation publique. C’étoit, avant la révolution, une maxime universellement reçue, qu’elle appartenoit, chez les nations chrétiennes, à ceux à qui Jésus-Christ a dit : allez et enseignez. les conciles provinciaux, dit monseigneur l’évêque d’Amiens, les ordonnances synodales, les édits de nos rois, les arrêts du conseil d’état et des parlements, la double puissance du sacerdoce et de l’empire, reconnurent solennellement que l’éducation de l’enfance étoit le droit exclusif de l’episcopat. après avoir détruit l’ordre