Page:Deherme - L’Idéologie délétère.djvu/40

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


résulte qu’en développant les différences qu’il suscite. L’égalité, c’est le chaos impuissant, qui commence par rompre toute solidarité. Imposez-la dans la famille, par exemple, vous dispersez celle-ci. Il en est de même dans l’État.

Le gouvernement est une fonction ; l’administration des biens sociaux en est une autre. Ce sont des organes adaptés, entraînés qui les peuvent remplir le mieux. C’est donc à l’homme d’État et au riche qu’elles reviennent.

Suivant le conseil de Comte, « à l’orageuse discussion des droits », il nous faut substituer dorénavant « la paisible détermination des devoirs » et remplacer « les vains débats sur la possession du pouvoir par l’examen des règles relatives à son sage exercice ». Ainsi, contrairement aux divagations métaphysiques, au matérialisme d’application qui en découle, l’esprit positif subordonne toujours le moyen au but. Or, le savoir, la richesse, le gouvernement ne sont pas un but mais des moyens.


XXVII. — De la transmission des fonctions.


Depuis l’abolition des castes, c’est toujours le mode d’attribution ou de transfert des pouvoirs qui a attisé les discordes civiles.

Avec son relativisme essentiel, le positivisme recommande sagement la plus calme et la plus rationnelle transmission, non seulement du pou-