Page:Delamétherie - Leçons de géologie III.djvu/20

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La montagne de Saint-Pierre, proche Maëstricht, présente un grand nombre de pinces d’une espèce de crabes, que Faujas et Latreille soupçonnent avoir appartenu à l’espèce de Bernard l’Ermite, appelée Pagurus Bernhardus[1].

On trouve aussi, dans les schistes d’Œningen, des crabes et des écrevisses fossiles[2].

Les ardoises d’Angers contiennent l’impression d’un fossile particulier, que Guettard comparaît à une chevrette.

On suppose qu’il a appartenu à un animal du genre des crustacés, dont l’analogue n’est pas connu.

Si les crabes de Maëstricht étaient les mêmes que celles de Bernard l’Ermite, on pourrait donc dire que ce sont des analogues. Mais cela n’est point prouvé.


DES DÉBRIS FOSSILES DES INSECTES.


Il n’est pas un naturaliste, qui ne connaisse les petits insectes qu’on trouve dans le succin, et qui y sont parfaitement conservés.

On croit que ces insectes du succin ont de l’analogie avec le genre des Thermes, espèce de grandes fourmis, qui se trouvent en Afrique.

Mais il n’est point constaté que ce soient des espèces analogues.

On connaît quelques autres insectes fossiles.

  1. Histoire de la Montagne de Saint-Pierre, pag. 180.
  2. Cuvier, Annales du Muséum, cahier 78.