Page:Delamétherie - Leçons de géologie III.djvu/42

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ne pouvaient se retirer que momentanément dans ces cavernes ; il fallait bien qu’ils en sortissent journellement pour aller chercher leur nourriture.

Quelques frugivores pouvaient s’y glisser dans ces momens, ou ils pouvaient y être apportés par les carnivores pour s’en nourrir… c’est ce qui avait lieu dans notre hémisphère boréal.

Nous manquons d’observations pour savoir, si les mêmes faits ont eu lieu à l’égard des fossiles que l’on trouve dans l’hémisphère austral.

On peut dire qu’à cette époque l’hémisphère austral était encore couvert, en plus grande partie, par les eaux des mers ; il n’y avait qu’une petite portions des montagnes de la Nouvelle-Hollande, par exemple, découverte. C’est là où vivaient les kanguros, les phascolomes, les ornithoringues… qui n’ont pu passer dans notre hémisphère. Aussi n’y en trouve-t-on aucuns fossiles.

L’hémisphère boréal était au contraire presque entièrement hors des eaux. Tous les êtres organisés, dont on y trouve les fossiles, pouvaient donc y subsister à cette époque… éléphant, le rhinocéros, l’hippopotame, le lion…


DES FOSSILES ENFOUIS SOUS LA CHUTE DES MONTAGNES.


Différentes montagnes se sont écroulées avec une telle rapidité, que tous les animaux qui étaient à leur surface, ont été enfouis sous leurs ruines, sans avoir eu le tems de fuir. Dans les bouleversemens produits par les tremblemens de terre, les hommes et les animaux périssent également. Plus de vingt mille personnes périrent en Calabre, en 1783 ; les animaux ne purent également pas se sauver.