Page:Delamétherie - Leçons de géologie III.djvu/51

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Il n’est as douteux qu’il en existe dans d’autres contrées du globe, qui nous sont également inconnus.

6°. Nous ne connaissons point tous les fossiles existans. Ainsi, on ne peut pas dire que telle espèce n’a point de fossiles, parce qu’on n’en ai point encore trouvé.

a. Car on n’a point encore creusé toute la croûte du globe, pour connaître tous les fossiles qui y sont enfouis.

b. Nous avons prouvé que les fossiles ne sont conservés que par des circonstances favorables, puisqu’on n’a encore de fossiles connus, que de douze espèces de quadrupèdes, tandis qu’il en existe peut-être deux mille espèces.

c. On ne saurait donc en conclure que les nombreuses espèces d’animaux, les loris, les makis, les sapajous, les ourangs, les chimpanzès, les hommes… n’ont pas laissé, quelque part, quelques fossiles… qu’on pourra peut-être trouver dans de nouvelles fouilles.

Une catastrophe générale est donc contraire à tous les faits.

Nulle cause physique connue n’aurait pu la produire.

On ne saurait donc la supposer.


QUELQUES FOSSILES N’ONT PAS TRANSPORTÈS.


Quelques fossiles n’ont pas été transportés, et les êtres organisés, dont ils sont les débris, ont péri dans les lieux où sont ces fossiles.

Une forêt entière de palmiers fossiles a été observée, par Audenrieth, sur les bords du Necker, auprès de Claustadt. Elle est composée de troncs de palmiers couchés et entiers.