Page:Delamétherie - Leçons de géologie III.djvu/99

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Plusieurs autres philosophes modernes ont supposé qu’il y a eu à la surface du globe, différentes catastrophes plus ou moins considérables.

Bertrand disait en 1757, dans son ouvrage sur les tremblemens de terre, page 287 : « Peut-être cette terre existante sous la forme où nous la voyons, a-t-elle été bâtie sur les ruines d’un monde antécédent. Le chaos primitif aura été les décombres du monde détruit ; et dans le nouveau monde formé se trouvent par conséquent toutes les ruines de l’ancien. »

Hutton a exprimé la même opinion ; « Avant que les couches extérieures de la terre existassent, dit-il, un autre monde les avait précédé. »

Pallas, Saussure… supposent également de grandes catastrophes quelconques arrivées à la surface du globe. Ils pensent que son état présent n’est pas fort ancien. Deluc, Dolomieu… disent même que l’existence du genre humain ne date que de quelques milliers d’années…

Nous avons vu que toutes ces opinions ne sont appuyées sur aucuns faits physiques.

Il resterait donc à dire que chez les peuples anciens dont quelques-uns, tels que les Chaldéens, comptaient, suivant Bérose, plus de quinze millions d’années, les Hindoux qui en comptaient encore un plus grand nombre. Les sages ou les philosophes avaient eu le tems d’observer un grand nombre de comètes, qui nous sont encore inconnues, et que quelques-unes de ces comètes pourraient produire ces cataclysmes, c’est-à-dire des déluges, et des incendies alternatifs sur notre terre dans des tems déterminés et fixes, puisque leurs mouvemens sont aussi réguliers que ceux de nos planètes. Mais rien ne nous annonce d’aussi grandes connaissances de la part de ces peuples.