Page:Delarue-Madrus - Comme tout le monde.djvu/108

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IX

Le chemin détourné


Quand Isabelle revint du château de Taranne, elle rapportait au logis du bavardage et de la joie pour le reste de sa vie.

Le soir, à table, elle raconta tout ce qu’elle avait vu, tout ce qu’elle avait entendu ; mais elle ne dit pas tout ce qu’elle avait senti.

Du reste, pour qu’on l’écoutât avec attention et plaisir, elle sut intéresser à son récit Léon, Zozo, et jusqu’à la petite bonne. Léon, flatté, ne se lassait pas d’entendre les compliments que le marquis avait faits à son sujet ; Zozo, la bouche grande ouverte, les yeux ronds, oubliait de manger pour écouter l’histoire des poissons rouges, des oiseaux dans la cage dorée et du chien russe au nez si long ; la petite bonne admirait qu’il y eût toujours, der-