Page:Desbordes-Valmore - Les Pleurs, 1834.djvu/3

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Si vous avez voyagé en Écosse, il a dû vous arriver ceci :

Après une journée longue et fatigante, comme l’est une journée dans les montagnes, vous êtes sorti au soleil couchant de quelque gorge sombre, et les derniers rayons du jour vous ont permis d’embrasser de la vue la longue plaine de bruyères arides qui s’étendait devant vous, et au-delà de laquelle vous attendait votre gîte. À peine, en jetant les yeux à droite et à gauche, avez-vous remarqué vers l’horizon, situé à un quart de lieue à peu près du chemin, un de ces châteaux écossais perdus dans un massif