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510 Correspondance. III,409.

CLVI.

Descartes à M. de Beaune.

20 février 1639.

Texte de Clerselier, tome III, lettre 71, p. 409-416.

Monsieur,

J’ai été extrêmement aisé de voir vos Notes sur ma Géométrie[1] ; et je puis dire, avec vérité, que je n’y ai pas trouvé un seul mot qui ne soit entièrement selon mon sens. En sorte que j’ai admiré que vous ayez pu reconnaitre des choses que je n’y ai mises qu’obscurément, comme en ce qui regarde la généralité de la méthode, et la construction des lieux plans et solides, etc.

Et par tout je prends garde que vous ayez plutôt eu dessein d’excuser mes fautes, que de les découvrir ; de quoi j’ai véritablement sujet de vous remercier, à cause que c’est un grand témoignage de votre bienveillance ; mais je ne vous aurais pas moins remercié, si vous les aviez remarquées, à cause de l’utilité que j’en aurais pu retirer. Et afin que vous sachiez que je ne me flatte pas tant que je n’y reconnaisse beaucoup de manquements, je vous en dirai ici quelques-uns.

Premièrement, au lieu de m’être employé, depuis la page 324 jusqu’à 334, à construire la question de Pappus, et de n’avoir parlé des lieux après cela qu’en forme de corollaire, j’eusse mieux fait d’expliquer par

  1. Voir ci-avant, p. 499, 1. 21.