Page:Descartes - Œuvres, éd. Adam et Tannery, X.djvu/629

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Supplément. 617

Tarrét du 14 février; et il est difficile de n'y pas voir un effet de l'intervention opportune de notre philosophe.

Que l'affaire qu'il recommande à Johan van Foreest, soit bien celle qu'il expose tout au long dans la lettre DXXXVI, t. V, p. 2f)2, et qu'on retrouve dans les Archives de la Cour d'Appel & de la Chambre des Comptes de La Haye : c'est ce qui demeure maintenant établi sans conteste, vu la concordance parfaite des trois documents.

Quant à la date, il n'est pas moins certain, ce semble, que la lettre DXXXVI est postérieure à l'arrêt de la Cour d'Appel, puis- qu'elle demande la grâce du condamné, mais antérieure aux déci- sions prises par la Chambre des Comptes. Elle serait donc de l'année 1646.

Reste le nom du destinataire de cette lettre DXXXVI. Nous avons proposé Constantin Huygens le père. Mais cela n'est pas certain. M. H.-E. vanGelder fait remarquer, avec raison, quecette première lettre n'eut pas le succès de la seconde. Il ajoute, d'ailleurs, qu'en ce temps-là le prince Frédéric-Henri, déjà fort malade, ne s'occupait plus de rien ; et que, d'autre part, Hujgens n'était pas en faveur auprès de la femme du prince, Amalia de Solms. Mais Descartes pouvait l'ignorer.

• Peut-être se sera-t-il adressé à un ami, Alphonse de Pollot; peut- être à quelque autre personnage, comme ce Johan van Foreest, inconnu jusqu'ici dans la Corresjcio«</<2Hce du philosophe. Il était de Hoorn, d'une ancienne famille de la Hollande septentrionale, et devint membre du Haut Conseil ; on a des lettres de ce personnage à des savants, comme Hujgens, Heinsius, Banningius, Scaliger, etc. Son oncle, Nanning van P^oreest, d'Alkmaar, était lui-même neveu de Petrus Forestus, qui fut quelque temps médecin de Guillaume le Taciturne, et que Descartes cite dans une de ses lettres, t. III, p. 121 et i36.

��Lettre CDLXXIX, Chanut a Desc.\rtes, i i mai 1647. (Tome V, page ig-22.)

Le texte complet de cette lettre se trouve dans une copie MS., conservée à Paris, fi/7»/. Nat., MS.fr, 17963, f. 317-324. Le voici in-extenso.

Œuvres. V. 78

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