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POUR LA FÊTE


DONNÉE LE 5 JANVIER 1856,


PAR LE CORPS MUNICIPAL,
AU NOM DE LA VILLE DE VERSAILLES,


À l’occasion de l’arrivée des braves
Soldats de l’armée d’Orient.


________


Tandis que la récolte appelait nos regrets,
Que du soc nourricier l’espérance trompée
Accusait d’avarice et soleil et guérets,
Elle était grande au loin la moisson de l’épée. —
Aussi, comme au magique appel d’un double aimant,
Du Rhin à la Gironde et de la Seine au Rhône,
La France aux nations apparaît noblement,
Des palmes d’une main, et de l’autre l’aumône.
Car, chez elle, un saint couple obtient, sans qu’on le prône.
        Une immense majorité ;
Ce couple, bienvenu de la cabane au trône,
        C’est la Gloire et la Charité…

C’est la Gloire aujourd’hui ! car vous êtes nos hôtes.
Guerriers, vainqueurs hier,… ou qui vaincrez demain.
Historique témoin des grandeurs les plus hautes,
Versaille est orgueilleux de vous serrer la main,
À vous, que l’ennemi comme autrefois regarde,
Vous, jeunes héritiers de notre vieille garde,
Qui, voyageurs comme elle au valeureux chemin,
Sur un bord, dès longtemps à tous inaccessible,