Page:Dessaulles - Les erreurs de l'Église en droit naturel et canonique sur le mariage et le divorce, 1894.djvu/135

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sur le mariage et le divorce

de la fausse idée du célibat ? Huit siècles de démoralisation de ses prêtres qui, même quand ils pouvaient se marier, préféraient la concubine ; puis huit siècles en sus de concubinage universel quand le mariage leur a été interdit. Tous ses conciles constatent que ce sont les prêtres qui corrompent les laïcs et les confesseurs qui corrompent les femmes et les filles par leurs sollicitations. Puis des bulles de papes par centaines ! Défenses réitérées de décade en décade, même d’année en année ! Et le clergé jette au panier et les bulles et les décrets des conciles ! Et jamais la moindre proposition sérieuse de réforme du système ! Les Pères de Bâle veulent le faire et Eugène IV les traite de suppôts de Satan !

Voilà la papauté mère de la civilisation !

XXV


Depuis que les gouvernements, éclairés par les légistes, se sont affranchis des erreurs de l’Église et de ses exorbitantes prétentions sur la question du mariage et de ses empêchements, celle-ci ne cesse de gémir sur la perversité humaine, mais il suffit d’examiner quelles seraient les conséquences de l’acceptation de ses prétentions, pour voir d’un coup d’œil leur inadmissibilité radicale.

Il faudrait : 1o Réviser toutes les constitutions et la législation des états libres ;