Page:Dessaulles - Papineau et Nelson, blanc et noir... et la lumière fut faite, 1848.djvu/13

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qu’il n’est par conséquent jamais permis de publier sans le consentement de chacun d’eux, on pourra, au gré de son caprice, ou dans un but de récriminations ou de vengeances personnelles, les divulguer, parcequ’un seul de ces individus n’aura pas voulu supporter silencieusement la calomnie, sans pourtant faire la plus indirecte allusion à ces faits secrets ! Si M. Papineau et M. Nelson eussent été seuls concernés dans ces révélations, ce dernier aurait, même dans ce cas, été inexcusable aux yeux des gens d’honneur : eh bien, il a dévoilé, sans la permission d’aucun d’eux, des faits au secret desquels sept hommes étaient intéressés et obligés par honneur, il est donc cent fois coupable puisque, par haine contre un seul de ces sept hommes, il a manqué au secret et par conséquent à l’honneur envers les cinq autres de qui il n’a pas à se plaindre ! Eh bien, il s’est pourtant trouvé des rédacteurs de journaux Canadiens, Canadiens eux-mêmes, qui ont été assez démoralisés pour être heureux des délations du Dr. Nelson !! qui l’ont félicité d’avoir violé le secret des autres !! d’avoir honteusement abusé de la confiance que six hommes honorables ont placée en lui ! qui n’ont eu que des phrases de louange pour celui qui insultait le pays, qui déversait le ridicule sur leurs compatriotes, qui se produisait au pays entier comme étranger à tout sentiment d’honneur et de bienséance ; qui faisait, en un mot, ce que des voleurs et des assassins ont cent fois refusé de faire, qui assumait l’ignoble rôle de délateur, qui se faisait