Page:Dessaulles - Papineau et Nelson, blanc et noir... et la lumière fut faite, 1848.djvu/41

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Nelson n’ait pas jugé M. Cartier propre à un plus noble et plus difficile emploi que celui de porteur de cartouches. Pour un brave d’ailleurs, c’était se résigner à un rôle passablement secondaire. Je demande un peu au lecteur ce qu’auraient dit Ney, Lannes ou Murat, si Napoléon leur avait ordonné, dans le fort d’une bataille, d’aller chercher des pistolets ! De plus on a apporté dans la discussion une évidente mauvaise foi, soit en niant ce qu’on savait, soit en qualifiant de preuves ce qui n’en a pas même l’apparence.

Le libelliste de la Minerve dit que j’ai escamoté des affidavits à quelques pauvres diables ! Remerciez Dieu, M. le libelliste de ce que ces pauvres diables n’ont pas votre pétulance. Si M. Bonaventure Viger et M. Goddu allaient vous trouver, je soupçonne que vous changeriez bien vite de langage, et que vous ne les regarderiez pas longtemps en face, ni eux ni aucun des autres pauvres diables. M. Isaac Marchessault aussi, était sans doute à vos yeux un pauvre diable, et de vous deux, ce n’est pas lui qui a fait la plus piteuse mine dans cet hôtel de Burlington où il vous a donné… je vous épargne la honte de le dire, mais si vous y tenez, je le dirai, et peut-être lui aussi vous le rappellerait-il sans trop se faire prier.

Les lecteurs doivent voir que le fait de traiter dix hommes respectables de pauvres diables ne suffit pas pour diminuer le moins du monde le poids de leurs assertions assermentées, et à part cette niaiserie de traiter Messieurs Viger,