Page:Dessaulles - Papineau et Nelson, blanc et noir... et la lumière fut faite, 1848.djvu/42

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Goddu, Louis Pagé, Préfontaine, Ménard, Guertin, Tétro, Fontaine, Lapré et Dragon de pauvres diables, vous n’avez pas même essayé de nier ce qu’ils ont dit. Votre article prouve que vous sentez invinciblement que les preuves que j’ai données sont péremptoires. Par le fait que vous ne faites pas l’ombre d’une réflexion sur leurs avancés ; par le fait même que vous ne dites pas qu’ils ont faussé la vérité, vous admettez que ce qu’ils ont dit est vrai. Je suis le seul que vous ayiez accusé de mensonge. En admettant pour un moment que votre accusation soit fondée, cela n’affaiblit pas le moins du monde les autres témoignages, car votre dénégation porte beaucoup moins sur ce que j’ai dit que sur le fait de ma présence à St.-Denis. Or, si j’étais vraiment à St.-Denis et si ce qu’ils ont dit est vrai, ce que j’ai dit l’est certainement aussi, dans ce qui a rapport à M. Papineau. De simples dénégations, d’ailleurs, n’infirment jamais un serment. Vous ne m’avez donc attaqué avec autant de virulence que dans l’espoir de me discréditer et d’affaiblir par là l’effet de mes raisonnemens. Si vous croyez m’avoir fait beaucoup de mal dans l’esprit public, je vous félicite sur votre sagacité.

Les prétendues indiscrétions échappées à certains quartiers sont une pure invention qui ne prouve que de la gaucherie et de la faiblesse chez celui qui y a eu recours. Je vais faire voir qu’il est impossible que M. Papineau ait vu mon article avant sa publication.

Vous admettrez bien que j’ai du nécessaire-