Page:Dessaulles - Papineau et Nelson, blanc et noir... et la lumière fut faite, 1848.djvu/7

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Wolfred Nelson publié dans la Minerve du 4 septembre — « Votre réponse vient bien tard, » dira quelqu’un. — C’est vrai, mais écoutez-en la raison.

Il n’était pas difficile à M. Nelson ou à M. G. Cartier, de trouver quinze, vingt, même cent et cent cinquante personnes, sur les deux ou trois cents qui étaient à St.-Denis, qui n’eussent pas vu le Dr. Nelson parler et faire une injonction à M. Papineau, à un moment donné : ils n’avaient qu’à aller de maison en maison, et ils étaient sûrs que quatre-vingt-dix-huit sur cent pourraient attester qu’ils n’avaient rien vu, puisque cinq ou six personnes seulement ont été témoins de l’injonction qui a vraiment été faite à M. Papineau de partir, par le Dr. Nelson. Le difficile était de trouver quelques unes des cinq ou six personnes seulement qui ont été témoins de ce fait. La masse de ceux qui ont combattu à St.-Denis était à ce moment rendue à la maison de madame St.-Germain, il n’est donc pas étonnant que le plus grand nombre de ceux qui ont combattu à St.-Denis n’ait pas eu connaissance de l’injonction faite à M. Papineau.

Je dirai de plus, que ce qui a augmenté la difficulté, c’est qu’on a activement intrigué depuis deux mois, auprès de tous ceux qu’on supposait avoir une connaissance personnelle des événements, pour les engager à ne rien dire : on a affirmé que ceux qui parleraient en faveur de M. Papineau pourraient être envoyés en prison ; que le gouvernement ne permettrait