Page:Dessaulles - Papineau et Nelson, blanc et noir... et la lumière fut faite, 1848.djvu/84

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Nous pourrions en citer encore qui font voir jusqu’à l’évidence ce que vaut la parole d’honneur d’un homme qui prétend en faire le contrepoids de quinze dépositions sous serment de personnes toutes aussi respectables que le Dr. Nelson.

Rien donc ne balance, n’atténue même la preuve écrasante de M. Dessaulles que nous avons publiée. Il est clairement prouvé que M. Papineau n’est parti de St.-Denis que sur l’ordre formel et réitéré du Dr. Nelson lui-même.

Donc M. Papineau ne s’est pas sauvé, et le Dr. Nelson s’est fait le colporteur d’une infâme calomnie.

S’il nous fait peine d’être obligés de flétrir un homme qui depuis longtemps occupait une place honorable parmi nos hommes publics, nous éprouvons aussi la plus vive satisfaction de pouvoir déjouer les trames ourdies dans les ténèbres contre le premier champion de nos libertés, contre le tribun dont la voix puissante a si longtemps fait battre à l’unisson tous les cœurs canadiens.

M. Papineau s’est fait le représentant d’idées larges et libérales, de principes sains, et féconds pour le peuple, qui ne pouvaient trouver d’écho dans l’étroit cerveau d’hommes lâches et arriérés. Les principes étaient inattaquables, on s’est, rué avec fureur sur l’homme qui les professait. Quel aveuglement !

Une fois entrés dans cette route fausse et glissante, dans le labyrinthe inextricable du mensonge, ils ont perdu la tête ; ils ont été