Page:Dessaulles - Papineau et Nelson, blanc et noir... et la lumière fut faite, 1848.djvu/83

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
— 81 —

Le Dr. Kimber n’a pas dit autre chose, sinon que l’ordre n’avait pas été donné à neuf heures. Avait-il été donné auparavant, l’a-t-il été ensuite, il n’en dit rien. C’est évidemment de la mauvaise foi ; c’est un certificat arraché à la complaisante faiblesse d’un ami.

Que vaut la parole du Dr. Nelson ?

Il en a deux ; il a deux bouches ; l’une disait à M. Bouchette seul que M. Papineau s’était sauvé, et l’autre disait à MM. Goddu, B. Viger qu’il avait ordonné à M. Papineau de partir, et à toute une assemblée, à Corbeau : « Celui qui dit que M. Papineau s’est sauvé à St.-Denis, est un être méprisable. »

Le Dr. Nelson a dit dans une de ses récentes délations : (Minerve du 5 juin 1848). « C’est peut-être cette lettre, donnée quatre années après le fait, qui constitue selon vous l’ordre par écrit qui vous fit partir en toute hâte, bride abattue, sur un de mes chevaux, permettez-moi de le dire, un peu à la Sancho Pança. » M. Mignault, l’un de ses témoins, dit de son côté, dans un affidavit publié dans la Minerve du 4 sept : 1848, no. 104 : « M. Papineau m’ayant fait remarquer qu’il n’avait pas de chevaux pour fuir, je lui offris le mien que je fis seller et qu’il accepta. »

Premier mensonge de l’accusateur.

Le Dr. Nelson a dit qu’il n’avait pas été élu général. Des affidavits prouvent le contraire et il existe encore des bons signés par le général Nelson.

Deuxième mensonge de l’accusateur.