Page:Deulin - Les Contes de ma mère l'Oye avant Perrault.djvu/126

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En arrivant près de l’arbre, ses chiens se mirent aie flairer et à courir tout autour en hurlant.

— Voyez donc quel gibier se cache là, dit le roi à ses veneurs.

Ils obéirent et revinrent dire au monarque :

— Il y a dans le creux de l’arbre un animal si bizarre que jamais nous n’en avons vu de pareil : sa robe est ornée de mille sortes de fourrures. Du reste il est couché et il dort.

— Tâchez de l’attraper vivant, fit le roi, attachez le sur la voiture et emmenez-le.

Aussitôt que’les chasseurs l’eurent touchée, la jeune fille se réveilla et leur cria tout épouvantée :

— Je suis une pauvre enfant abandonnée de ses père et mère. Ayez pitié de moi et emmenez-moi avec vous.

— Peau-de-toutes-Bêtes, lui dirent-ils, tu n’es guère bonne que pour la cuisine, mais viens toujours, tu balayeras les cendres.

Ils la mirent alors sur la voiture et retournèrent au château royal. Là, ils lui montrèrent sous l’escalier une petite niche où jamais n’avait pénétré la lumière du jour, et lui dirent :

— Petit animal sauvage, c’est là que tu te tiendras pour dormir.

On l’envoya alors dans la cuisine pour porter le bois et l’eau, entretenir le feu, plumer la volaille,