Page:Deulin - Les Contes de ma mère l'Oye avant Perrault.djvu/174

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— Petit Chaperon, vois donc partout les belles fleurs ; pourquoi ne regardes-tu pas autour de toi ? N’entends-tu pas comme les oiseaux chantent bien ? Tu vas droit devant toi comme si tu allais à l’école, tandis que c’est si amusant de jouer dans le bois.

Le petit Chaperon leva les yeux et, quand elle vit que tout était plein de si belles fleurs et que les rayons du soleil dansaient çà et là à travers les branches, elle se dit : « Si j’apportais à mère-grand un bouquet frais cueilli, cela lui ferait plaisir aussi. Il est de si bonne heure que j’arriverai encore à temps. »

Elle quitta le chemin pour entrer dans le fourré, et se mit à chercher des fleurs. Quand elle en avait cueilli une, il lui semblait que plus loin il y en avait une plus belle ; elle y courait et s’enfonçait de plus en plus dans le bois.

Pendant ce temps-là, le loup alla droit à la maison de la grand’mère. Il frappa à la porte.

— Qui est là ?

— Le petit Chaperon, qui apporte un gâteau et du vin. Ouvrez.

— Appuie seulement sur la clenche, cria la grand’mère, je suis si faible que je ne peux pas me lever.

Le loup pressa la clenche, la porte s’ouvrit, et le rusé, sans dire un mot, alla droit au lit de la grand’mère