Page:Deulin - Les Contes de ma mère l'Oye avant Perrault.djvu/333

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populaires de la Grande-Bretagne (Loys Brueyre) ; les patins de vitesse des Trois princesses de Blanche-Terre (Asbjörnsen et Moë, traduction Dasent) ; les guêtres de cent lieues du Poirier aux poires d’or, de Luzel ; les pantoufles du roi Poutraka, dans le recueil indien du Kathasaritsagara, par Somadeva-Bhatta, de Cachemire.

On voit des bottes de sept lieues dans les Contes kalmoucks de Siddhi-Kûr : le Prince qui crache de l’or (traduction Busk) ; dans les contes de Bechstein : le Rêve du jeune berger ; dans ceux de Grimm : le Roi de la montagne d’or ; dans ceux de Cavalius et Stephens : le Beau palais à l’est du soleil et au nord de la lune (traduction Thorpe).

Sans parler de la jument de Mahomet dont les enjambées s’étendaient aussi loin que la plus longue vue, ni du balai des sorcières, ni de l’anneau du voyageur, cité par Cyrano de Bergerac dans sa lettre pour les sorciers, ni de la jarretière qui empêche la fatigue, n’oublions pas qu’au moyen âge les magiciens vendaient des chaussures qui communiquaient aux pieds une vitesse extraordinaire.

Les ogres sont partout, à commencer par le Polyphème de l’Odyssée, et l’odeur de chair fraîche se sent dans une foule de contes : dans les Exploits de Svend, conte danois de Karit Etlar (traduction Thorpe) ; dans Shortshanks, courtes jambes, d’Asbjörnsen (traduction Dasent) ; dans Rich Peter the