Page:Deulin - Les Contes de ma mère l'Oye avant Perrault.djvu/336

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enfants leur échappent en se faisant porter sur l’autre bord par une multitude de canards.

Dans Martin et Martine (Contes d’un buveur de bière) c’est la fille de l’ogre qui sauve le héros en le transformant tour à tour en rosier, en chapelle et en barque.

Le Géant Goulaffre de M. Luzel mêle avec d’autres les aventures du Petit Poucet, et le héros vole à l’ogre non-seulement ses bottes, mais encore la demi-lune qui lui sert de lanterne, sa cage d’or et finit par enlever le géant lui-même qui est brûlé dans une grande plaine.

Le Roi qui va dîner, du recueil de Busk (Contes romains), combine assez maladroitement le début du Petit Poucet avec les Deux Galettes, en ajoutant la baleine de Poucet et Poucette, deux contes du Pentamerone.

Mentionnons encore le récit breton d’Yvon et Finette, si spirituellement conté par M. Laboulaye dans les Nouveaux contes bleus, puis Maol a Chliobain, de Campbell, (traduction Brueyre), où le rôle du Petit Poucet est joué par une jeune fille ; enfin un conte très-informe du Bas-Languedoc, intitulé la Marastre (Revue des langues romanes, t. V, 2e livrai son, page 125).

En menant les enfants au bois pour les perdre, la marâtre leur donne des pelures de pomme. Ils oublient d’en user, sont recueillis par un charbonnier