Page:Dictionnaire analytique d’économie politique.djvu/124

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tous les transports par terre, a des limites qu’on ne pourrait pas dépasser, ou, si on pouvait les franchir ; il deviendrait si dispendieux ; qu’il arrêterait la consommation qu’il encourage.

Le transport par les canaux n’a pas cet inconvénient : non-seulement il offre au transport des ressources indéfinies et illimitées, mais leurs frais diminuent nec l’accroissement des masses transportées. Les canaux sont pour le commerce intérieur de chaque pars ce que les fleuves et les rivières navigables sont pour le commerce intérieur de quelques pays ou de quelques provinces favorisés par la nature, et ce qu’est la mer pour le commerce extérieur de tous les peuples et de tous les pays.

Sans le transport par mer, la moitié de la terre habitable n’eût jamais été habitée, et encore moins cultivée, peuplée et civilisée. Qu’on jette les yeux sur la carte du mande, à toutes les époques de l’histoire, et l’on verra partout la culture, l’industrie, le commerce et la civilisation commencer et fleurir dans le voisinage des mers, et de là s’étendre graduellement et successivement dans l’intérieur des terres, selon qu’il a été plus ou moins facile d’y pénétrer par des routes naturelles, on qu’on a été plus ou moins habile à en ouvrir d’artificielles.

Les avantages que tous les peuples tirent directement ou indirectement du transport par mer s’accroissent et se multiplient dans plusieurs