Page:Dictionnaire de la langue française du seizième siècle-Huguet-Tome1.djvu/399

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ARRABLER
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main je vole, audacieux, Des cieux jusqu’aux enfers, es enfers jusqu’aux cieux ? Du 1111.RTAS, 2e Semaine, VI" Jour, l’Imposture. — LiarondeIle babillarde est le hieroglyph’que des j nt…Airs., qui ne font que caqueter. Oulu.. BoucHET, 12e Seree (II, 26(,)). — La Passe a bien un lieu pour elle, Un à id ne manque à l’arondelle. Où sont ses petits à requoy. DESPGRTES, Ps. de David, 88. — Les aigles, les coklmbes et les a.rondelles volent souvent, visternent et hautement. St FRANÇOIS DE SALES, Vie Deeoter 1.1 1. — Les petitz des a.ron-delles ouvrent grandement leur bec quand ilz font leur piallement. ID Amo ?..ir de Dieu.. VI, 2. — Le passereau mesme a bien troni, —é sa maison> et Parondelle son nid. AUBIGNÉ, Medi. sur les P. (Il, 136).

(Proverbe). — Une seule Aroridelle Niamene pas ceste. douceur nouvelle Du beau Printemps qui les mois attiedist. JA.MYN, (ne). Pr., L. IV, 203 ro.. — seule vertu, tant soit par faite et hen, pourroil jamais rendre un homme vertueux… Le Printemps ne se fait d’une seule arondelle. RoNsARD, t.51.onneie pour Helene, IL 38, — Urt exemp/e ne raici pas reigle, non plus qu’une arondelle Pesté. PL DE MARNIX, Ditler. de la Relig-, Ï, u, 9.

On trouve erontlelle, herondelle. Disant rondelle, j’abonde Trop plus en beaulté corporelle. HA UD E NT, _Ipolegues d’EsoPE, I, 59.— Par quoyse repentirent fort, Mais pour lors il estoit trop tard. Qui n’avoient, chascun pour sa part. Creu au conseil de l’herondt5Ile_ ID, „ ib.., I, 127. — Liyraigno voyant l’herondelle D retouches prendre nourriture, Eust vouloir de se venger d’elle Ainsi que rnengeant Sa posture. In., ih., II, 65. —Mila.ns et erondelles n’abandonnent point ce pals tout le long de l’année.. SALIIT, trad. d’I-IÉRo DOTE, 22, — Une Cigale poursuyvie par une Errindelle : s.e vint jetter en sauvegardt. dedans le sein fie Chloé, au moyen dequouyPErondelle ne fa peut prendre., •% : q.Yor, Daphnis etC 149 é L. I. 121 rin (plie fias, A rondeite).

Arondellier, v. Arondelier.

Aronder. Entourer, — Content de tout que l’air couvre et aronde Synon de toy. G. COLIN BInER, Poesies, 236.

Arouas. — Il y avoit onze mille quintaux de biscuit… six mille trois cent vin.gt fanègues de fèves et pois, onze mille trois cent quatre-vingt-dix-huit a_ronas ou mesures d’huile, vingt-trois mille huit cent soixante-dix arouas de vinaigre. Aunifird. Hist. Univ., Xl, 27.

Arousse. — D’aultres sorte.s de sallades ne ont ils par dk-ca., fors de Nasecord et d’ArOUSSe. RABE-LAIS, Lettres Uni 3G0).

Arouter. Mettre en route. —Il frotta un Sergent de glu, b mit dans de la plume..+ le fit lier sur son cheval, et en cet equipage ilarouta dans le grand chemin… AU H 1G N É FaenUste, HI, 5.

Arouté. Qui s’est mis en route. — (Fig.) C’est chose difficile de fermer un propos, et de le coupper despuis qu’on est arroutté. Montaigne, I, 9 (I. 43).

Aroy. Charrue, — Le cinge ne guar[e poinct la maison, comme un chien : il ne tire pas l’aroy comme le bœuf. Rabelais. I, 40.

Arpagin. Harpon. — (Les navires de César] ayans ladvantage [sur ceux de Pompée], pourtant qu’ilz estoient plus haultz, pour entrer dedans, avec les arpagins et grappes de fer les attachoient. Seyssel, trad. d’Appien Guerres Civiles, V. 11.


Arpagon. Harpon. — Les ennemys conside-rans quilz estoient trois navires contre un… jec-terent leurs grappes et arpagons de fer, pour’investir et arrester. SF.Yssr.u.., trad d’APPIEN, azzerre.5 yriaque, ch. L— Si trouva et pourpensa Agrippe un certain engin, qui depuis a esté de son nom appellé harpagon, et est faiet en ceste ma-niere. Id., trad. d’Appien, Guerres Cioiles, V, 12. Arpe, Clou, — La cire pour empoisser les fentes de l’esquif, aveccrues les arpes. F. BR ETIN, trad. de Lucien, Devis des Mors, 4. Arpentement. Arpentage. — Faire l’arpen-tentent et agrimantion des terres. Texte de 1562 (G., Cornpl.). Escheant arpentement public… gens expers sont. deputés pour faire l’avaluation des propriétés. O. DE SERRES, Théâire I, 3. Arpenter. Arpenter la plaine. ttre tombé sur le sol. —Son cheval du boulet eut le ventre perçé, Qui mort tumba du coup piu1 terre renver.é. Cheval et chevalier arpenterent la plaine., L’un la presse est andu, l’autre la touche à peine. P. DE BRACH, iniitationS, OliMpee 70 yo, Arpenterie. Arpentage. — Et servira aussi telle recherche au Mesnager, dont le domaine est subject aux charges publiques, de ne se laisser de-cevoir aux commis és impositions, lors qu’ils en asseent et despa_rtent les deniers, cause principale de l’invention de PArpenterie. O. DE SERRES, Théâtre d’Agric., I, 3. Arpoule. — L’eau clistilIee de glenteron, herbe appellee en Languedoc., lampourdes et arpoules… est fort bonne contre toutes sortes de fievres. O. DE SERRES, Théere dl Agric., VIII, 5. Arque. — Des flilerluz, Baccalees. Manatis, et desdites Arques, qui est un poisson de plus de deux toises de long, et des plus delicats, lequel porte comme une espee à deux mains sur sa teste. THEVET, roSMOgr., V, 12. — Lequel [poisson] au reste n’est pas beaucoup dilTerent da l’Arque, sauf qu’il est escaillé, et l’Arque est revestu de cuy-r comme un Marsouyn, ou Chien de mer. Id., ib. — Il petit estre que, Elian prend l’Arque, pois.. son de dpsmesuree grandeur… pour la Baleine. Id., ib., VIII, 2. Arquebus, Arqu.ebute, Arquehu.z, y. Har-quebuse, Arquobutier. Arquebusier. — S’il taul tirer au blanc, ou est l’arquebutier, Quand il ifauroit jamais qu’exercé ce rnestier. Tirant a.pres ton coup, que ton coup ne surmonte ? P. DE BRACH, PŒrne$, L. III, 125 vo. A.rquemie, Ar quemine, y. Alchimie, A.rquencin. Qui a les couleurs de Parc-en-ciel. — Et le glayeui a la fleur arquencine. RobisARD, &topes, 3 (G.. Cornpl,). Arrabler. Piller, rafler. — Je rapine… je ex-tortionne… je arable„. il rapine, il extortionne, il arable ses biens. PALSGRAVE, &clam.. p. 562. — Tout tant qui]. pelât rapiner ou arrabler est peu assez pour marier sa fille. Id., ib., p. 679. Tirer, entrainer. — Afin que faulte de ce et de pouvoir phis entretenir nùz compagnies de chu val et de pied, nous ne soyons du tout arrablez et emportez par nostre commun ennemy. PALSG R ESCIarC., p. 686. _Si’arra.bier à. Être attiré, entraîné vers. — Yueille l’Archer, seul neveu de la mer, Vôtre froid cœur de son chaud animer Si vivement