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cardinal de Richelieu, placé au milieu du chœur, I bas-côtés du chœur avec des chapelles, K petit passage pour sortir dehors, L différens corps de logis de la maison.

La Pl. IX. est le plan du pavé du sanctuaire & d’une partie du chœur de l’église de Notre-Dame de Paris ; AA, &c. sont différens desseins d’ornemens en marbre de plusieurs couleurs, dont les armes & le chiffre du roi font partie, B est un autel appellé l’autel des féries, CC sont des degrés de marbre pour y monter, D est une grande niche circulaire où est placé un groupe de la sainte Vierge au pié de la croix, E est le maître autel, FF sont des socles qui portent des Anges en adoration, G sont des degrés de marbre pour monter au maître autel, H est le tabernacle, II sont des piédestaux portant les figures de Louis XIII. & de Louis XIV. KK, &c. sont des lambris de marbre dont sont revêtus les piliers, les sept arcades, & les portes de l’enceinte du chœur jusques au-dessous des tribunes, LL, &c. sont des grilles de fer doré qui regnent autour du sanctuaire, MM sont les deux balustrades circulaires qui séparent le sanctuaire du chœur, NN sont des portes à panneaux de fer doré qui donnent entrée au chœur, OO sont les chaires archiépiscopales, PP portes de dégagement pour le sacristain, QQ sont la représentation des arcs-doubleaux qui devroient se trouver dans la voute si elle étoit à la moderne, RR degrés pour monter aux hautes stales, TT les basses stales.

La Pl. X. représente les compartimens du pavé de l’église du Val-de-Grace, A en est la porte d’entrée, BC en est la nef, ornée de pilastres d’ordre corinthien, dont les plate-bandes B sont distribuées d’ornemens de marbre noir & blanc, qui répondent aux compartimens des arcs doubleaux, & les intervalles C sont ornés de différens desseins aussi en marbre noir & blanc. Aux deux côtés de la nef DD &c. & EE &c. sont des chapelles dont le pavé est aussi orné de compartimens, F est le milieu du dôme ou est placé le chiffre de l’abbaye, accompagné de palmes surmontées d’une couronne. Ce chiffre est ceint de deux chapelets ornés de bordures, dont l’intervalle est distribué de cœurs entrelacés en marbre de rance au milieu de chacun desquels est une fleur-de-lys, le tout en marbre blanc posé sur un fond de marbre noir. Le reste du compartiment circulaire est distribué de bandes de marbre de rance entrelacées, séparées par des carreaux de marbre noir. Les trois ronds-points G sont subdivisés de compartimens qui, semblables à ceux des plate-bandes de la nef, répondent à ceux de la voûte qui leur est supérieure. Aux quatre angles HH &c. du dôme sont quatre chapelles carrelées en marbre noir & blanc, I est la chapelle du saint Sacrement, K la chapelle de la reine, & L le chœur des dames religieuses.

La Pl. XI. représente le plan des compartimens du pavé compris sous le dôme des Invalides, A est un péristile qui donne entrée par le portail du côté de la campagne ; B est le milieu du dôme, subdivisé de compartimens de marbre de différente couleur, semé çà & là du chiffre du roi & d’autres ornemens aussi de marbre ; CDE & F sont les quatre croisées dont l’une C est le côté de l’entrée, D celui du maître-autel de l’église, E celui où est la chapelle de sainte Therese, GHI & K sont quatre autres chapelles qui par les passages L ont communication dans les croisées du dôme, & par ceux M dans le dôme. Dans la premiere G est la chapelle de saint Augustin, dans la seconde H celle de saint Ambroise, dans la troisieme I celle de saint Grégoire, & dans la quatrieme K celle de saint Jérome. NN &c. sont des escaliers pratiqués dans les épaisseurs des murs pour monter aux combles.

Des outils de marbrerie. La figure premiere, Pl. XII. est un fort établi de menuiserie, sur lequel on travaille la plupart des ouvrages en marbre. Il est composé d’une table AA fort épaisse, portée sur deux piés doubles BB en forme de traiteaux d’assemblage.

La fig. 2 est un maillet, espece de masse de bois A, portant un manche B qui sert à frapper sur différens outils pour travailler le marbre.

La fig. 3 est un instrument appellé grosse masse, dessiné aux mêmes usages que le précédent ; c’est une masse de fer A portant un manche de bois B.

La fig. 4 est le même instrument, mais beaucoup plus petit, aussi l’appelle-t-on pour cela petite masse.

La fig. 5 est une cuillere à deux manches appellée sebille, faite pour contenir du grès & de l’eau lorsque l’on scie les blocs de marbre.

La fig. 6 est une cuilliere plus petite avec un seul manche fort long, faite pour prendre du grais mélé avec de l’eau pour répandre dans les traits de la scie, & lui procurer par-là le moyen d’avancer l’ouvrage & de ne point s’échauffer ni se gâter.

La fig. 7 est une scie à main sans dents, appellée sciotte, composée d’un fer A, & de sa monture de bois B.

La fig. 8 est une scie a main, mais dentée ; A en est le fer, & B le manche.

La fig. 9 est une autre scie à main sans dents ; A en est le fer, & B le manche.

La fig. 10 est une petite scie sans dents avec une monture composée de deux montans A, une traverse B, une corde C & un gareau D, par le moyen duquel on bande le fer E de la scie autant qu’on le juge à-propos.

La fig. 11 est une autre scie de même façon que la précédente, mais beaucoup plus forte, portant deux gareaux DD.

La fig. 12, Pl. XIII, est un instrument appellé marteline, espece de marteau acéré par chaque bout, dent l’un A est semé de petites pointes tort aiguës, & l’autre B est pointu, dont C est le manche ; il est destiné à marteler les ouvrages que l’on veut égrainer.

La fig. 13 est une espece de poinçon appellé ciseau en marteline, acéré par le bout A, semé comme au précédent de petites pointes, & destiné aux mêmes usages.

La fig. 14 est une autre espece de poinçon appellé boucharde, avec pointes acérées en A, & employé aussi aux mêmes usages.

La fig. 15 est un poinçon appellé dent-de-chien, acéré en A.

La fig. 16 est un autre poinçon appellé gradine, acéré aussi en A.

La fig. 17 est un poinçon acéré en A, fait le plus souvent pour chasser des pointes.

La fig. 18 est une pointe quarrée & acérée en A, faite pour tailler le marbre par petites parties.

La fig. 19 est une autre pointe appellée houguette, méplatte & acérée en A.

La fig. 20 est un instrument appellé outil crochu, fait pour fouiller & unir des cavités.

La fig. 21 est un autre instrument appellé rondelle, destiné aux mêmes usages que le précédent.

La fig. 22 est un instrument appellé aussi rondelle, mais improprement ; c’est plûtôt une espece de ripe acérée & dentée en A, faite pour fouiller dans des cannelures.

La fig. 23 est un instrument appellé ripe, acéré en A, employé aux mêmes usages que le précédent.

La fig. 24 est encore une ripe acérée en A, appellée grattoir, destinée aux mêmes usages que les précédentes.

La fig. 25 est un instrument appellé riflard, espece