Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/100

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J’ai cru qu’il était à propos d’exposer en général les dogmes des Stoïciens dans la Vie particulière de Zénon, puisqu’il en a institué la Secte. Nous avons une liste de ses ouvrages, qui sont plus savants que ceux de tous ses sectateurs. Voici les sentiments qu’ils tiennent en commun ; nous les rapporterons sommairement à notre ordinaire.

Les Stoïciens divisent la Philosophie en trois parties ; en Physique, Morale, et Logique. Cette division, faite premièrement par Zénon le Cittien dans son Traîté de Discours, a été ensuite adoptée par Chrysippe dans la première partie de sa Physique, par Apollodore Ephillus [1] dans le premier livre de son Introduction aux Opinions, par Eudromus dans ses Éléments de Morale, par Diogène de Babylone et par Psidonius. Apollodore donne à ces diverses parties de la Philosophie le nom de Lieux, Chrysippe et Eudromus celui d’Espèces ; d’autres les appellent Genres. Il comparent la Philosophie à un Animal, dont ils disent que les os et les nerfs sont la Logique, les chairs la Morale, et l’âme la Physique. Ils la mettent aussi en parallèle avec un œuf, dont ils appliquent l’extérieur à la Logique, ce qui suit à la Morale, et l’intérieur à la Physique. Ils

  1. Ménage corrige le nom Ephillus ; il est pourtant dans Vossius, Hist. Gr.