Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/103

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d’attributs et d’autres choses semblables, de genres et d’espèces directes, de même que du discours, des modes et des syllogisme, tant de ceux de mots que de ceux de choses, tels que les arguments vrais et faux, les négatifs et leurs pareils, les défectueux, les ambigus, les concluants, les cachés et les cornus, les impersonnels et les mesurants [1]. Suivant ce que nous venons de dire de la voix, ils en font un lieu particulier de la Dialectique, fondés sur ce que par l’articulation on démontre certaines parties du raisonnement, les solécismes, les barbarismes, les vers, les équivoques, l’usage de la voix dans le chant, la Musique, et selon quelques-uns, les périodes, les divisions et les distinctions.

Ils vantent beaucoup les Syllogismes pour leur grande utilité, en ce qu’aiguisant l’esprit, ils leur ouvrent le chemin aux démonstrations, qui contribuent beaucoup à rectifier les sentiments. Ils ajoutent que l’arrangement et la mémoire aident à débrouiller de savantes propositions majeures [2] ; que ces sortes de raisonnements sont propres à forcer le consentement et à former des

  1. Ce sont, comme on l’a remarqué plus haut, divers noms de Syllogismes qu’on ne pourrait rendre autrement que par de longues périphrases. L’argument, nommé impersonnel, est expliqué à la fin de cette Dialectique, ce sont ceux qui ne désignent personne.
  2. Voyez le Trésor d’Étienne au mot : lemme.