Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/116

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


d’une manière renversée, et d’une manière neutre. Les premiers sont construits avec un des [1] cas obliques pour former un attribut, comme, Il entend, Il voit, Il dispute. Les renversés se construisent avec une particule passive, comme, Je suis entendu, Je suis vu. Les neutres n’appartiennent ni à l’une, ni à l’autre de ces classes, comme, Être sage, Se promener. Les attributs réciproques sont ceux, qui, quoiqu’exprimés d’une manière renversée [2], ne sont pas renversés, parce qu’ils emportent une action ; telle est l’expression de se faire raser, dans laquelle celui, qui est rasé, désigne aussi l’action qu’Il fait lui-même. Au-reste, les cas obliques sont le génitif, le datif, et l’accusatif.

On entend par proposition [3] l’expression d’une chose vraie ou fausse, ou d’une chose qui forme un sens complet, et qui se peut dire en elle-même, comme l’enseigne Chrysippe dans ses Définitions de Dialectique. ,,La proposition, dit-il, est l’expression de toute chose qui se peut affirmer, ou nier en elle-même, comme, Il fait jour, ou Dion se promène. ''. On l’appelle proposition

  1. Il appelle ici droits les verbes actifs. Alderandin
  2. Cette construction paraît donner à connaître que le terme de l’original, que nous avons traduit renversé, et qui est assez difficile à rendre, est pris par Diogène pour signifier le passif.
  3. Il y a en Grec Axiome ; mais le sens fait voir que Cicéron a fort bien traduit ce mot par Énonciation, ou Proposition.